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EXPLOSION DEMOGRAPHIQUE
Après une évolution régulière, on assiste à une très forte augmentation de la population, à partir du milieu du XXème siècle. L’après guerre est marqué par de nouvelles arrivées (européens, polynésiens, rapidement suivis de wallisiens et de futuniens), intensifiées par le boom économique du nickel dans les années 1970.
Nouméa est alors devenu un pôle attractif de part les emplois et les salaires qu’elle procurait à de nombreux kanak. Le nombre de kanak à Nouméa est passé d’une centaine à plus de 10000, entre 1936 et 1976.
Le problème du logement est ainsi apparut. Pour y remédier, des cités, style HLM, ont été construites aux abords de Nouméa (Montravel, Rivière Salée…). Mais ces bâtiments de bétons ne correspondaient pas aux modes de vie des kanak, ni à leurs besoins. Habitués à vivre dans la nature, ils ne se sentaient pas adaptés à ce nouveau mode de vie.
Pour cette raison, les “squats” ont commencé à se développer. Il s’agit de cabanes de tôles et de planches construites, illégalement, sur des terrains de la ville inoccupés.
Ces squats peuvent être qualifiés de “tribus dans la ville”. Ils sont occupés par des mélanésiens, souvent peu formés et dans des situations précaires, qui n’ont pas les moyens de se payer un loyer à Nouméa. En 1998, une quinzaine de squats sont recensés sur Nouméa, représentant 25% des océaniens de Nouméa.
Par contres, les kanak ayant réussi à accéder à un bon emploi, que ce soit par les études ou par la politique de rééquilibrage, ont choisi de vivre sur Nouméa et ne retournent dans leur tribu qu’occasionnellement ou pour les vacances.
Les kanak habitant à Nouméa uniquement pour le travail restent, quant à eux, très liés à leur tribu, y retournent régulièrement et maintiennent le respect de toutes leurs règles coutumières.
En 1996, 31% des kanak habitaient hors de la tribu.
La culture kanak est au centre des problèmes actuels du territoire. L’arrivée des européens a perturbé leur mode de vie, ils ont du abandonner certaines pratiques, réduire la surface de leurs terrains.
Un discours politique a émergé, s’appuyant sur les droits des peuples en minorités, et tente de mobiliser les mélanésiens autour de l’indépendance d’un Etat kanak, la kanaky. Le festival Mélanésia 2000, a d’ailleurs été part intégrante dans cette vision.
La société kanak se constitue aujourd’hui d’une trentaine de langues et dialectes, de 341 tribus, de 8 aires coutumières et représente 44% de la population calédonienne. Cette société est, cependant, liée par une forte unité sociale, religieuse et artistique.
Ainsi, après avoir été exclu pendant de longues années, les kanak occupent à présent une place importante dans le présent, mais aussi dans l’avenir du pays.
Deuxième partie : l-evolution-de-la-population-kanak-2.html







