lundi, 02 février 2009

L'évolution de la population Kanak (3)

suite...

 

EXPLOSION DEMOGRAPHIQUE

Après une évolution régulière, on assiste à une très forte augmentation de la population, à partir du milieu du XXème siècle. L’après guerre est marqué par de nouvelles arrivées (européens, polynésiens, rapidement suivis de wallisiens et de futuniens), intensifiées par le boom économique du nickel dans les années 1970.

Nouméa est alors devenu un pôle attractif de part les emplois et les salaires qu’elle procurait à de nombreux kanak. Le nombre de kanak à Nouméa est passé d’une centaine à plus de 10000, entre 1936 et 1976.

Le problème du logement est ainsi apparut. Pour y remédier, des cités, style HLM, ont été construites aux abords de Nouméa (Montravel, Rivière Salée…). Mais ces bâtiments de bétons ne correspondaient pas aux modes de vie des kanak, ni à leurs besoins. Habitués à vivre dans la nature, ils ne se sentaient pas adaptés à ce nouveau mode de vie.

Pour cette raison, les “squats” ont commencé à se développer. Il s’agit de cabanes de tôles et de planches construites, illégalement, sur des terrains de la ville inoccupés.

Ces squats peuvent être qualifiés de “tribus dans la ville”. Ils sont occupés par des mélanésiens, souvent peu formés et dans des situations précaires, qui n’ont pas les moyens de se payer un loyer à Nouméa. En 1998, une quinzaine de squats sont recensés sur Nouméa, représentant 25% des océaniens de Nouméa.

Par contres, les kanak ayant réussi à accéder à un bon emploi, que ce soit par les études ou par la politique de rééquilibrage, ont choisi de vivre sur Nouméa et ne retournent dans leur tribu qu’occasionnellement ou pour les vacances.

Les kanak habitant à Nouméa uniquement pour le travail restent, quant à eux, très liés à leur tribu, y retournent régulièrement et maintiennent le respect de toutes leurs règles coutumières.

En 1996, 31% des kanak habitaient hors de la tribu. 

La culture kanak est au centre des problèmes actuels du territoire. L’arrivée des européens a perturbé leur mode de vie, ils ont du abandonner certaines pratiques, réduire la surface de leurs terrains.

Un discours politique a émergé, s’appuyant sur les droits des peuples en minorités, et tente de mobiliser les mélanésiens autour de l’indépendance d’un Etat kanak, la kanaky. Le festival Mélanésia 2000, a d’ailleurs été part intégrante dans cette vision. 

La société kanak se constitue aujourd’hui d’une trentaine de langues et dialectes, de 341 tribus, de 8 aires coutumières et représente 44% de la population calédonienne. Cette société est, cependant, liée par une forte unité sociale, religieuse et artistique.
Ainsi, après avoir été exclu pendant de longues années, les kanak occupent à présent une place importante dans le présent, mais aussi dans l’avenir du pays.

 

Deuxième partie : l-evolution-de-la-population-kanak-2.html

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samedi, 31 janvier 2009

L'évolution de la population Kanak (2)

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DEPART DES KANAK VERS LA VILLE

Les kanak accèdent aux droits français (en terme de politique, d’éducation,…), suite à la fin du code de l’Indigénat, en 1945.

Des infrastructures sont élaborées, provoquant non seulement un essor des activités économiques telles que le commerce et l’agriculture, mais aussi un métissage culturel, notamment à l’école. Ce milieu de siècle est marqué par le départ des kanak de leur tribu pour travailler à la ville. Les kanak acceptent mal cette séparation et retournent parmi les leurs dès que possible. Ils sont souvent logés en ville par leurs employeurs, dans des sortes de bâtiments sociaux.

Les années qui suivent sont caractérisées par un départ non plus contraint mais volontaire des kanak, qui désirent trouver un travail rémunéré. C’est ainsi que les tribus ont perdu peu à peu leurs membres. Le français a progressivement remplacé les langues autrefois parlées dans les tribus. On entend parler français à l’école, à la télé,… mais il est important de ne pas perdre les différentes langues et dialectes parlés dans les tribus. Or de moins en moins de personnes les parlent, seules les anciens des tribus perpétuent ces langues locales.
Pour faire face à ce problème, des moyens sont mis en place, tels que la Journée Internationale pour les langues maternelles, ou encore l’apprentissage des langues et de la culture kanak au programme de certaines écoles.
On assiste à une réelle volonté de maintenir vivantes ces langues, qui sans ces mesures, tomberaient très rapidement dans l’oubli.

à suivre...

Première partie : l-evolution-de-la-population-kanak.html

 

 

dimanche, 25 janvier 2009

L'évolution de la population Kanak

Déclin puis essor de la population

Départ des Kanak vers la ville

Explosion démographique

 

DECLIN PUIS ESSOR DE LA POPULATION

Depuis l’arrivée des Austronésiens, quelques 120 générations se sont succédées, laissant des messages sur leur passage. Ces traces, notamment les sites de pétroglyphes, les terrasses de tarodières, la culture de l’igname, permettent de mieux comprendre la formation de la société traditionnelle Kanak.

Le nombre important de ces installations laisse supposer un nombre élevé d’habitants sur l’île. 

Avant l’arrivée des Européens, les kanak vivaient principalement de la culture de l’igname et du taro. Des cases ont été construites, le travail était répartit entre les femmes et les hommes.
Les différents groupes présents sur l’archipel se faisaient souvent la guerre (conquête de nouvelles terres, profanation de lieux sacrés,…), avec des armes telles que les sagaies ou les casse-têtes.
Le musée d’ethnographie de Genève met en ligne des expositions comportant divers objets anciens, provenant des 4 coins du monde. La collection est classée selon son origine ou sa fonction. 

En 1774, lors de l’arrivée du navigateur James Cook, le nombre d’autochtones, bien que très difficile à définir, est estimé à plus de 40000. Cependant, les épidémies, les révoltes et la colonisation ont touché de nombreux clans qui ont aujourd’hui disparut, emportant leur histoire avec eux. Le mot clan désigne un groupe de personnes issu de la même lignée et d’un même ancêtre.
Les Kanak ont alors été repoussés par les colons vers les vallées de l’intérieur, laissant la place aux nouveaux arrivants, provoquant guerres et révoltes. 

L’administration donne officiellement, en 1867, le nom de “tribu” aux villages kanak. La fin du XIXème siècle a été marquée par un fort déclin, dû aux manques de soin, aux disettes, mais aussi au climat conflictuel qui régnait entre les colons et les kanak, engendrant la grande révolte de 1878. Bien que plusieurs dénombrements aient eu lieu, la première donnée crédible est apparue en 1901 où il y avait alors 29206 habitants mélanésiens. 

à suivre...

 

mercredi, 07 janvier 2009

La Culture Kanak (3)

LES ETAPES DE LA VIE DANS LA CULTURE KANAK (suite)

 

5 La mort

6 Aspects de la société Kanak

  

5 LA MORT

 C’est le passage d’un vivant dans le monde des ancêtres. C’est une étape naturelle de la vie d’un kanak. La mort est suivie d’un festin et d’une cérémonie. La place centrale des ancêtres dans la société mélanésienne a engendré l’élaboration de rites funéraires, notamment pour les membres important de la tribu.

 Lors de certaines cérémonies, des personnes sont désignées pour enterrer le corps, en maintenant la tête hors du sol. Après décomposition totale de la chair, la tête est enlevée et posée dans le cimetière familial avec les crânes des ancêtres. Généralement les crânes sont posés sur un rocher aménagé et c’est à cet endroit qu’ont lieues les invocations (faire tomber la pluie, donner une protection, avoir une bonne récolte,…).

Le passage du monde des vivants au monde des morts est sans fin, puisque la vie est redonnée par l’ancêtre.

  

6 ASPECTS DE LA SOCIETE KANAK

 La société kanak se compose donc des vivants, mais également des morts et des esprits, qui sont les gardiens de la loi, sanctionnent les fautes et soignent les hommes.

La maladie peut être perçue sous trois formes. Tout d’abord, les vraies maladies correspondent à un déséquilibre de la personne et se soignent rapidement. Ensuite, les maladies qui ne guérissent pas sont liées aux ancêtres, qui punissent la personne pour avoir transgressé une règle. Et pour finir, il existe les maladies lancées par un sorcier, en raison de conflit entre deux personnes. Il est alors nécessaire de faire appel à un guérisseur. Le processus de guérison implique toujours la réparation de la faute commise.

 La société kanak se base sur une répartition des tâches selon les sexes. L’homme et la femme ne sont pas considérés de la même façon. Comme on l’a vu précédemment, l’homme donne un nom, un statut social, il a des responsabilités, assure les ressources alimentaires et fait des travaux durs, tandis que la femme donne la vie, assure la reproduction des membres du clan et s’occupe de tout ce qui touche à la famille, elle a aussi à sa charge les travaux quotidiens ménagers.

Les sites rituels diffèrent aussi selon les sexes, certains endroits sont réservés aux hommes et d’autres aux femmes, mais de façon générale on retrouve l’homme “en haut” et la femme“en bas”.

 On retrouve 3 types de relations : D’abord la relation de sang, où les comportements sont déterminés selon le lien de parenté. Puis la relation des clans, où chacun est représentatif de son clan (l’homme sera pêcheur s’il fait partie du clan de la mer). Et enfin, la relation d’âge, l’aîné, le vieux a plus de privilèges que le cadet, le jeune.

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mardi, 06 janvier 2009

La Culture Kanak (2)

LES ETAPES DE LA VIE DANS LA CULTURE KANAK (suite)

3 L'âge adulte

4 La vieillesse

 

3 L'AGE ADULTE

Cette période de la vie se caractérise par une prise de responsabilités pour l’homme, qui doit également assurer la sécurité. Il est du devoir de la femme de donner unedescendance. L’homme transmettra alors son nom, auquel sera associé une terre, un rang, un statut social.

La notion d’individualité a pénétré la tradition kanak au moment de la colonisation, notamment avec les recensements qui requièrent un nom et un prénom (qui n’existaient pas dans les tribus).

Le prénom mélanésien ne se choisit pas au hasard, il s’attribue selon une hiérarchie, dans le but de perpétuer une partie de l’ancêtre à travers les enfants.

L’aîné portera le prénom du grand-père/grand-mère aîné du côté paternel. On passe ensuite aux prénoms des grands parents du côté maternel. Dans les années 1950, le prénom de la sage-femme ou du médecin était souvent donné en deuxième prénom en guise de remerciement pour les soins apportés au bébé et à la mère.

 

4 LA VIEILLESSE 

Elle correspond à l’âge sublime. Le vieux est respecté, écouté, il représente la sagesse. Normalement, cette étape est suivie de la mort, qui est acceptée.

Par contre, si la mort intervient avant, il s’agit d’un avertissement donné aux vivants. Trouver la faute qui a causé l’accident est indispensable pour ne pas maintenir le malheur sur le clan. On considère généralement que la personne défunte n’a pas respecté l’ordre établit par les ancêtres.

à suivre...

 

 

lundi, 05 janvier 2009

La Culture Kanak (1)

Introduction : Quand on veut aimer notre prochain, comme nous l'a commandé notre Seigneur, il nous faut d'abord apprendre à le connaître, dans ses valeurs et sa culture. S'informer pour comprendre, apprendre pour connaître, et rencontrer pour aimer, doivent précéder toute annonce de l'Evangile. Voilà à mon avis, le chemin obligé de tout témoignage chrétien.

Evangéliser n'est pas coloniser ! Evangéliser, c'est donner Christ aux hommes de toute tribu, de tout peuple, de toute langue, et de toute nation, comme nous l'a ordonné le Seigneur Jésus. Evangéliser est un don gratuit d'amour.

Cette rubrique me paraît donc utile pour tous les lecteurs de ce blog ; pour tous les chrétiens qui, ici, sont appelés à témoigner de Christ ; et pour tous les enfants de Dieu qui au près et au loin, prient et intercèdent pour la Nouvelle Calédonie. Nous développerons notre sujet en deux parties : Les étapes de la vie dans la Culture Kanak et La Tradition Kanak dans les tribus.

Papy

 

LES ETAPES DE LA VIE DANS LA CULTURE KANAK

Sommaire :

1 La jeunesse

2 Le mariage coutumier

3 L'âge adulte

4 La vieillesse

5 La mort

6 Aspects de la société Kanak

 

1 LA JEUNESSE

La naissance représente un ancêtre qui revient dans le monde des vivants. La reconnaissance de l’enfant, comme étant le fils du père, se fait lors d’une sorte de cérémonie. Le père transmet son nom et ce qui y est associé (terrain, niveau social,…).

Un repas est organisé, des cadeaux coutumiers (de même valeur) s’échangent et des paroles sont prononcées.

C’est la mère qui donne la vie, son rôle est primordial dans la petite enfance. L’éducation de l’enfant est ensuite assurée par les grands-parents, la famille et le clan. L’enfant apprend alors sa place dans la société.

Il va par la suite être enraciné dans un terroir, appartenir à la terre où il est né.

 

2 LE MARIAGE COUTUMIER

L’entrée dans l’âge adulte est marquée par le mariage. Il symbolise l’union entre 2 clans. Les mariages respectent 4 phases.

Première phase : la famille du garçon se réunit pour décider de l’identité de la future épouse. Autrefois, les futurs mariés n’étaient pas consultés, mais de plus en plus le garçon donnait une préférence pour une fille, qui pouvait accepter ou refuser, lors de la demande en mariage.

Deuxième phase : préparation de l’accueil des participants aux festivités (familles des deux clans) qui vont offrir des cadeaux. Ces cadeaux seront par la suite redistribués principalement aux mariés et leurs parents.

Troisième phase : mariage coutumier. Il symbolise une nouvelle vie pour les époux. La femme doit quitter son clan et se préparer au rôle de mère. L’homme rentre dans le monde des adultes et des responsabilités.

Quatrième phase : mariage civil et religieux, suivit d’un repas et de la distribution des cadeaux aux mariés (monnaie, tête de bétail, nattes, étoffes, ignames,…).

à suivre...

 

 

samedi, 03 janvier 2009

La Tradition Kanak (3)

LA TRADITION KANAK DANS LES TRIBUS (suite)

 

6 LA GRANDE CASE

 

Elle est le symbole de la puissance des hommes, elle permet de réunir les habitants. Elle est chargée de valeurs symboliques. Il existe plusieurs sortes de cases : la grande case, les cases ordinaires des femmes pour la vie quotidienne et les locaux annexes (greniers).

La Grande Case, de par son emplacement, domine la tribu. Une large allée d’accès est destinée aux cérémonies, danses et est bordée d’arbres droits, comme les pins colonnaires ou les cocotiers.
La construction d’une case mobilise tous les membres de la tribu. Les hommes doivent s’occuper du bois et tout assembler. Les femmes préparent la paille, qui servira à la toiture. Les vieux font les lianes et les sculptures. Un foyer à même le sol est aménagé entre l’entrée et le poteau central. Des nattes, qui servent d’isolent, sont posées sur le sol.
Chaque région possède tout de même une technique de construction, qui lui est propre.

 

  

  

La création, en 1868, de réserves autochtones et les nouvelles valeurs apportées par les premiers colons, ont transformé le mode de vie dans les tribus. La construction de cases rondes s’est peu à peu abandonnée, au profit de formes plus rectangulaires, formes exogènes au monde kanak.

Les bâtiments délaissent leur rôle traditionnel pour un rôle simplement utilitaire. La relation spirituelle qui existait est transférée vers l’église ou le temple. Les matériaux de construction des cases évoluent, avec l’utilisation du torchis (mélange d’argile et d’herbes). Les cases se composent de 1 ou 2 pièces débouchant sur une large véranda.

La toiture se fait principalement à l’aide de feuilles, peau de niaouli et il n’est pas rare de voir des tôles ondulées. Les clous remplacent les lianes. Le sol est fréquemment recouvert d’une dalle en béton.

Ainsi, le paysage traditionnel d’une tribu kanak s’est transformé.

 

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vendredi, 02 janvier 2009

La Tradition Kanak (2)

LA TRADITION KANAK DANS LES TRIBUS (suite)

 


3 LES ESPRITS

 

Ils se retrouvent parmi la tribu. Toute initiative ne saurait s’entreprendre sans consultation des ancêtres défunts, qui agissent aux bénéfices des vivants. Les morts protègent le clan ainsi que son terroir.
Le Grand chef descend de l’ancêtre commun. Il symbolise le passé et le présent, le mythe et la réalité.

 

 

 4 L'IGNAME

 

Elle régule la vie de la tribu et est la source alimentaire principale des mélanésiens. Son cycle représente le calendrier kanak, chaque étape de la culture rythme leur vie au fil de l’année. L’igname se récolte entre mars et juillet selon les emplacements des tribus.
L’igname a un statut presque sacré, en plus d’une valeur alimentaire, elle peut être totem, ou médicament.
Le kanak vit tout au présent, son histoire, son avenir se confondent.

 

 

 5 LA DANSE 



Elle est également très importante dans la culture kanak, lors de cérémonies telles que le “pilou-pilou”. Ce terme a été donné aux danses par les premiers missionnaires français. Les chants et les danses se mêlaient aux frappements des battoirs d’écorce et aux pilonnages des morceaux de bambous.

Certaines danses, bien que prohibées par l’administration coloniale, ont survécus. D’autres, par contres, très peu pratiquées, sont tombées dans l’oubli. Les anciens ont par la suite appris ces danses aux plus jeunes, mais en les influençant par leur propre style.

 

3 styles de danse ont survécu :

 

Le discours sur la perche était réalisé pour présenter officiellement un groupe. Les hommes se regroupent autour de la perche en dansant sur place, accompagnant le discours du “perché” par des sifflements.

 

La danse en rond. Les danseurs se déplacent en décrivant un cercle, dont le centre est matérialisé par une perche, qui symbolise le lien avec les ancêtres. Elle doit être réalisée la nuit, sans éclairages. Les danseurs, armés de casse-têtes et de sagaies, tournent autour de la perche en suivant le rythme des percussions. Cette danse est aujourd’hui pratiquée lors de fêtes comme un mariage, une mort, une création d’alliance,… Il n’est pas rare de voir des centaines de personnes y participer.

 

La danse imitative se distingue par l’étendue de leur formes et expressions. Chaque groupe crée sa propre danse. Au grand complet, les danseurs revêtent des jambières, une jupe, une ceinture, des bracelets, une écharpe et une couronne, le tout en matière végétale (voir photo ci-dessus).

 

Récemment un groupe de danse du district Wetr, a créé des danses alliant tradition et modernité et se produisent régulièrement lors d’organisation de spectacles.

 

à suivre...

 

 

jeudi, 01 janvier 2009

La Tradition Kanak (1)

LA TRADITION KANAK DANS LES TRIBUS

 

La culture Kanak repose sur 5 principaux éléments :

 
Sommaire :

1 La Terre
2 La Parole du Chef
3 Les Esprits
4 L'igniame
5 La Danse
6 La Grande Case


1 LA TERRE 

 

Elle représente l’origine des hommes. L’homme appartient à la terre et non l’inverse. Un clan qui perd son territoire (et ses lieux sacrés) est un clan qui perd sa personnalité.
Il existe une vingtaine de lieux sacrés en Nouvelle Calédonie, parmi lesquels on retrouve la Roche Percée de Bourail (entrée du pays des morts), la Roche de Maré (lieu de Sépulture), la Baie d’Oro à l’Ile des Pins (entrée du pays des morts), la Ouaïeme à Hienghène (entrée du pays sous-marin des morts), la Montagne Thiébaghi à Koumac (qui serait vivante),…
Les terres sont géographiquement bien délimitées et bien aménagées. On distingue l’espace économique (habité et cultivé) de l’espace dédié aux morts, lieux sacrés (dépouilles des défunts). Elles comprennent les champs, les montagnes, les sources, la mer, les membres de la tribu.

 

 

 

 

2 LA PAROLE DU CHEF

 

Elle est considérée comme sage. Une chefferie est composée de plusieurs clans et a des fonctions spécifiques destinées à maintenir l’équilibre social. Un clan est un groupe hiérarchisé doté d’un même esprit ancestral. Chaque clan possède ses traditions, ses rites et ses légendes.
L’autorité du chef s’exprime par le respect et la considération. Il a tous les pouvoirs sur son terrain. Il incarne l’esprit du clan et sa mémoire.


Des échanges ont lieux lors des cérémonies coutumières, des cadeaux de même valeur sont échangés. De même si l’on veut aller dans une tribu ou passer sur leurs terres, un cadeau, à hauteur de la demande, doit être offert. C’est ce que l’on appelle “faire la coutume”.
La taille du chef est importante, il doit être le plus grand afin de montrer sa position dans la tribu.

 

à suivre...