lundi, 23 février 2009
Comprendre le christianisme (4)
L'Essentiel du christianisme
La Personne de Jésus-Christ
Le christianisme est né avec la venue de Jésus-Christ.
Jésus-Christ est la figure centrale du christianisme. Il est le Messie annoncé par les prophètes. Il est le Sauveur envoyé à Israël et aux nations. Il est le Rédempteur qui rachète les hommes de leurs péchés. Il est présenté comme Fils de Dieu, Roi et Sacrificateur.
Les Saintes Ecritures
La Bible, appelée aussi Les Saintes Ecritures, est le fondement qui fait autorité en matière de foi.
Elles est composée de deux parties : L'Ancien Testament et le Nouveau Testament. L'Ancien Testament a été écrit entre mille cinq cents ans avant Jésus-Christ, et Jésus-Christ. Le Nouveau Testament a été écrit dans le premier siècle après Jésus-Christ. L'Ancien Testament relate l'histoire de la Création, des patriarches, d'Abraham, d'Israël, de Moïse, de David, et des prophètes. Le Nouveau Testament relate l'histoire de Jésus-Christ, des Apôtres, et de la naissance de l'Eglise.
La première traduction de la Bible, d'après les textes originaux en hébreux et en grec, a été réalisée en latin, correspondant à la langue de l'empire romain. Lors de la Réforme, et sous l'impulsion de l'invention de l'imprimerie, la Bible a pu être traduite dans les langues courantes, et diffusée parmi les populations. Aujourd'hui, toute personne peut se procurer et consulter les Saintes Ecritures.
Les Eglises
Dès sa naissance au première siècle, l'Eglise n'a cessé de s'étendre et de se multiplier parmi tous les peuples de la terre.
Aujourd'hui on peut trouver une Eglise, quasiment partout, et en tout lieu. Les Eglises peuvent varier suivant leur histoire, leur organisation, leur théologie, et leurs pratiques... mais l'essentiel est de trouver une famille spirituelle, où l'on peut être accueilli, accompagné dans sa foi, et édifié par les ministères.
La valeur de toute Eglise dépend particulièrement de la qualité des ministères et des membres qui la composent. Ce sont les hommes qui font les bonnes Eglises, et non les enseignes... De mauvaises personnes feront toujours de mauvaises Eglises, en dépit de leur bonne enseigne...
Papy
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dimanche, 22 février 2009
Comprendre le christianisme (3)
Néanmoins le solide fondement posé par Dieu subsiste, avec ces paroles qui Lui servent de sceau : Le Seigneur connaît ceux qui Lui appartiennent ; et : Quiconque prononce le Nom du Seigneur, qu'il s'éloigne de l'iniquité.
Dans une grande maison, il n'y a pas seulement des vases d'or et d'argent, mais il y en a aussi de bois et de terre ; les uns sont des vases d'honneur, et les autres sont d'un usage vil.
Si donc quelqu'un se conserve pur, en s'abstenant de ces choses, - (disputes de mots, discours vains et profanes - 2.14-18) - il sera un vase d'honneur, sanctifié, utile à son Maître, propre à toute bonne oeuvre. (2 Timothée 2.19-21)
Ne participe pas aux péchés d'autrui ; toi-même conserve-toi pur. (I Timothée 5.22)
Ce qu'est devenu le christianisme
Selon les paroles de l'Apôtre Paul, il est devenu "une grande maison", dans laquelle il y a des vases d'honneur et des vases vils.
Quand l'Eglise était naissante à Jérusalem, les Apôtres pouvaient la paître et la conduire. Mais quand elle s'est étendue aux pays voisins de l'Asie mineure, de la Macédoine, et de la Grèce, elle est devenue "une grande maison" qu'il n'était plus possible de contrôler depuis Jérusalem. Seuls quelques visites de l'Apôtre Paul, et l'envoi de lettres épistolaires, apportaient aux Eglises de ces territoires lointains, des enseignements, consolations et exhortations. C'est ce constat que l'Apôtre présente : L'Eglise a grandi, elle s'est étendue, elle a multiplié parmi les nations, elle ne peut plus être contrôlée d'une façon humaine. Seul Dieu maintenant veille sur son Peuple, et seul le Seigneur connaît ceux qui Lui appartiennent. Les désordres, le péché, les infidélités, les hérésies, ont semé leur ivraie parmi le bon blé. La grande maison a perdu sa pureté. Elle est maintenant composée de vases d'honneur et de vases vils. Et plus personne ne pourra rien y changer, jusqu'à la fin. Jésus l'avait annoncé dans sa parabole de l'ivraie - (Matthieu 13.24-30). Et à la fin, le Seigneur enverra ses anges, qui sépareront l'ivraie pour la jeter au feu, et amasseront le blé pour l'engranger dans le grenier de Dieu.
Comment devons-nous vivre notre foi aujourd'hui ?
En ne participant pas aux péchés d'autrui : désordres, infidélités, corruptions, hérésies, schismes...
En nous conservant purs : pour être des vases d'honneur, sanctifiés, utiles à notre Maître, propres à toute bonne oeuvre.
En aimant Dieu, en nous aimant les uns les autres, et en aimant notre prochain.
En servant le Seigneur et en Le glorifiant en toutes choses.
En attendant le retour du Seigneur. (I Thessaloniciens 1.9)
Papy
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samedi, 21 février 2009
Comprendre le christianisme (2)
Le christianisme et ses diversités
En deux mille ans d'histoire, le christianisme a traversé les continents, les civilisations et les cultures, et a subi leurs influences. Il a aussi connu sa longue évolution intérieure avec la naissance de nombreux courants spirituels.
En partant du même Evangile, du même Seigneur, et du même fondement de foi, nous observons aujourd'hui, que le christianisme est composé d'une grande variété de tendances et de pratiques, selon les marques de son histoires et de ses choix théologiques, et selon l'empreinte des caractères, des expériences, et des aspirations des uns et des autres. Malheureusement, les infidélités, les dérives, les conflits, et l'érosion du temps, ont aussi laissé leur marque flétrissante... Mais entretenons-nous particulièrement de tous ce qui est édifiant et digne de considération.
Citons quelques-uns de ces courants : "rituel et sacrement", "foi et parole", "expérience et esprit", "lois et discipline", "sanctification et séparation", "pauvreté et ascétisme", "prière et contemplation", etc.... Les uns préfèrent les offices avec les liturgies, les rites, et les sacrements... d'autres veulent le retour à la simplicité, à l'écoute de la Parole, et à la foi personnelle... d'autres aiment les expériences de l'Esprit et les miracles... d'autres choisissent la rigueur de la loi et la règle... d'autres s'attachent à la sanctification et à la séparation du monde... d'autres s'imposent le renoncement et le dépouillement... d'autres aspirent au silence et à la contemplation...
Le christianisme, l'écrin d'un Joyau
Toutes ces tendances et pratiques témoignent de l'aspiration profonde et sincère, qui anime la piété d'une multitude de croyants ; à laquelle s'ajoute hélas, les oeuvres beaucoup moins louables, condamnables, d'un certain nombre...
C'est la raison pour laquelle, si le christianisme dans sa globalité, est un mélange de pratiquants et de non-pratiquants, de fidèles et d'infidèles, d'honnêtes et d'hypocrites, d'humbles et d'orgueilleux, de sanctifiés et de transgresseurs,... il est néanmoins l'écrin qui cache le joyau : l'Eglise du Seigneur. C'est ce qui paraîtra lorsque Christ reviendra pour séparer le blé de la paille, et réunir ses élus.
Papy
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vendredi, 20 février 2009
Comprendre le christianisme
Le christianisme est comme un arbre
Le christianisme étant entendu ici, comme la société historique de l'ensemble de tous les croyants en Jésus-Christ, appelés chrétiens par leur baptême.
Toute société humaine, qu'elle soit religieuse, civile, ou politique, grandit et évolue sous la forme d'un arbre, avec son tronc, ses branches porteuses, et ses multiples rameaux. Toutes les parties de cet arbre étant irriguées par la même sève.
Le christianisme n'a pas échappé à cette règle. Si nous suivons la chronologie de l'histoire, nous observons qu'il y a d'abord un tronc unique, puis quelques branches importantes, puis une multitude de ramifications avec leurs bourgeons, leurs fleurs et leurs fruits. Le tout alimenté et irrigué par la même sève.
Que ce soit le tronc, les branches porteuses, ou les multiples rameaux, tous sont liés par leur appartenance au même arbre. Le moindre rameau dernier-né ne peut s'enorgueillir et condamner l'arbre qui le porte, sans se condamner lui-même.
Aujourd'hui le christianisme se présente avec le tronc commun de Jésus-Christ et de l'Eglise primitive, se diversifiant avec les branches des Eglises traditionnelles, et enfin se multipliant avec ses nombreuses ramifications, multiples courants et dénominations, germant de chacune de ces branches, pour former un grand arbre abondant et touffu.
Si ce dernier siècle a vu éclore une foison de rameaux verdoyants et fleuris, cela signifie bien que cet arbre millénaire est plein de vie, et il faut s'en réjouir. Maintenant, que ces rameaux soient en apparence isolés les uns des autres n'enlève rien au fait qu'ils sont partie intégrante de l'arbre qui leur donne vie et fécondité, et qu'ils sont tous de la même nature que les autres rameaux.
Quand on a compris cela, on pratique aisément l'acceptation des autres chrétiens "qui ne sont pas nés de la même branche que nous", et nous pouvons vivre nos différences sans aucun gêne, dans la joie et la paix du Seigneur.
Papy
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